La carte les code postaux éligible pour les 88 jours
Comprendre le « travail spécifié » pour le Visa Working Holiday
Les visas Working Holiday (subclass 417) permettent aux jeunes voyageurs de prolonger leur séjour en Australie (obtenir un 2ᵉ, voire un 3ᵉ visa) à condition d’effectuer des « travaux spécifiés » dans des zones régionales déterminées pendant une durée minimale (88 jours pour un second visa, 179 jours supplémentaires pour un troisième). Ces travaux doivent être exercés dans dessecteurs et zones définis par le gouvernement australien, considérés comme participant au développement régional du pays. Ils incluent historiquement l’agriculture, l’élevage, la pêche, la sylviculture, la construction, l’exploitation minière, le tourisme et l’hôtellerie .
En outre, suite aux catastrophes naturelles récentes, les travaux de reconstruction après sinistre (incendies de brousse, inondations, cyclones…) sont reconnus comme travaux spécifiés.
Important : Pour être comptabilisé, tout travail spécifié doit être légal et rémunéré au niveau des standards australiens (paiement officiel, au moins au salaire minimum). Le travail non déclaré ou payé en espèces sans bulletin de salaire ne sera pas pris en compte par l’immigration. La seule exception concerne le bénévolat dans le cadre des travaux de récupération après catastrophe, qui est admis (voir plus bas).
Travaux éligibles et conditions officielles du « specified work »
Pour que votre emploi compte dans les 88 days, il doit impérativement respecter les critères officiels du gouvernement australien en termes d’industrie et de zone géographique. En d’autres termes, il faut exercer un travail spécifique (specifiedwork) dans une industrie éligible et situé dans une région éligible (zone rurale/régionale définie par code postal). Voici les principaux types de travaux admissibles pour les 88 jours, conformément aux règles officielles:
- Culture de plantes et élevage d’animaux (« plant and animal cultivation ») : Par exemple, cueillette et récolte de fruits, légumes, canne à sucre, coton, etc., travaux en verger ou vignoble, taille/pruning des arbres, semis et plantation, conditionnement des produits agricoles, élevage et soin du bétail (bovins, ovins…), tonte de moutons, etc. La plupart des emplois de farm work entrent dans cette catégorie très large, couvrant l’agriculture, l’horticulture et l’élevage.
- Pêche et conchyliculture (« fishing and pearling ») : Travaux liés à la pêche en mer ou en rivière, à l’aquaculture, à la collecte de coquillages et perles (par exemple travail sur un bateau de pêche ou dans une ferme perlière). Ce secteur est moins courant pour les backpackers, mais des emplois sur des bateaux de pêche ou de récolte de perles comptent également.
- Sylviculture et exploitation forestière (« tree farming and felling ») : Inclut la plantation d’arbres, l’entretien de forêts ou pépinières, l’abattage d’arbres et travaux en scierie en zone éligible.
- Secteur minier (« mining ») : Tout emploi dans l’industrie minière (mines de métaux, charbon, opales, etc.) situé dans une région éligible compte également. Il peut s’agir de travaux manuels sur site minier, d’opérateur de machine, de maintenance, etc. Ces postes sont souvent plus qualifiés ou via agences, mais c’est une voie possible.
- Construction en zone régionale (« construction in eligible postcodes ») : Les chantiers de construction (bâtiment, génie civil) situés dans les zones régionales définies sont éligibles. Cela peut aller de la construction de logements ou de routes dans des petites villes, à des travaux sur des sites agricoles (clôtures, hangars) ou sur des projets d’infrastructure régionale. Attention, les chantiers dans les grandes villes non classées régionales (Sydney, Melbourne, etc.) ne comptent pas. Vérifiez toujours que le lieu de votre chantier se trouve bien dans un postcode éligible du gouvernement.
- Tourisme, hôtellerie et restauration en zones éligibles (« tourism and hospitality in eligible areas ») : Certains emplois dans le tourisme, l’hôtellerie et la restauration peuvent également compter pour les 88 jours, mais uniquement sous conditions géographiques strictes. Ces postes sont éligibles lorsqu’ils sont exercés dans Northern Australia, dans des zones classées Remote ou Very Remote Australia, ou dans quelques postcodes spécifiques définis par le gouvernement. Cela inclut notamment des emplois dans les hôtels, motels, backpacker hostels, caravan parks, bars, pubs, restaurants, cafés, ainsi que des activités directement liées aux services touristiques (par exemple guide touristique, opérateur de tours, personnel d’accueil touristique). Attention, un emploi en hôtellerie ou restauration en zone régionale classique n’est pas automatiquement éligible. Il est indispensable de vérifier que le lieu de travail se situe bien dans une zone explicitement reconnue par Home Affairs pour ce secteur, faute de quoi les jours travaillés ne seront pas comptabilisés.
- Travaux de secours après catastrophe (« bushfire or flood recovery ») : Suite aux incendies de brousse de 2020, l’Australie a élargi les critères pour inclure certains travaux liés à la reconstruction ou au soutien après des catastrophes naturelles majeures. Par exemple, participer officiellement à des projets de nettoyage, de reconstruction ou de soutien communautaire dans des zones sinistrées par des feux de forêt ou inondations peut compter, sous réserve des directives spécifiques de Home Affairs.
En plus du type de travail, n’oubliez pas le critère géographique : le job doit se situer en zone dite « régionale ». Le gouvernement publie une liste officielle des codes postaux éligibles qu’il faut consulter pour s’assurer que le lieu de votre emploi est admissible. Par chance, tout le territoire australien est couvert par au moins quelques zones éligibles: chaque État ou Territoire comporte des régions où vos 88 jours peuvent être effectués. À titre d’exemple, toute la Tasmanie et toute l’Australie-Méridionale sont considérées régionales (100% de ces États sont admissibles), tandis que dans des États comme Western Australia il faut éviter la zone métropolitaine de Perth pour que le travail compte. Ainsi, vous pouvez faire vos 88 jours dans n’importe quel État d’Australie, du moment que vous êtes en zone rurale/régionale. Assurez-vous toujours de vérifier le code postal du lieu de travail avant d’accepter un job, surtout si c’est proche d’une grande ville ou d’une côte touristique, afin d’éviter les mauvaises surprises.
Enfin, sachez que les 88 jours sont calculés en jours de travail réels, et seuls les emplois déclarés et rémunérés légalement comptent. Le travail non déclaré (cash in hand) ne sera pas pris en compte par l’immigration. Vous devez recevoir des fiches de paie (payslips) et un salaire conforme aux lois australiennes. Conservez bien toutes vos preuves d’emploi (fiches de paie, relevés bancaires, contrat de travail) car elles pourront être exigées lors de la demande de second visa. Chaque journée où vous effectuez une journée de travail complète (généralement 7-8 heures) compte pour 1 jour dans le décompte. Il n’est pas nécessaire de faire 88 jours consécutifs chez le même employeur : vous pouvez cumuler des périodes de travail chez différents employeurs, différents endroits, pourvu que chaque emploi respecte bien les critères (industrie + localisation) et soit dûment payé et documenté.
Maintenant que vous connaissez les types de jobs admissibles, penchons-nous sur où et quand trouver ces emplois à travers l’Australie, grâce à une planification saisonnière.
Quelles sont les zones éligibles ?
Pour chaque secteur ci-dessus, le gouvernement a défini précisément les zones géographiques dans lesquelles le travail doit avoir lieu pour être pris en compte. Ces zones sont définies par code postal ou par liste de districts. Il est crucial de vérifier le postcode de votre lieu de travail pour s’assurer qu’il figure bien dans une zone admissible. Voici un récapitulatif :
- « Regional Australia » : correspond grosso modo à l’ensemble des régions non-métropolitaines de l’Australie. Par exemple, tout le Territoire du Nord, tout l’État d’Australie-Méridionale et toute la Tasmanie sont classés régionaux. Dans les États plus peuplés, ce sont les codes postaux en dehors des grandes villes. La grande majorité des fermes, mines et chantiers se trouvent donc en zone “Regional”.
- « Northern Australia » : ce terme couvre les régions du nord définies par le gouvernement, principalement pour le tourisme/hôtellerie. Il inclut tout le Northern Territory (code postaux NT), une vaste portion du Queensland central et nord (ex : 4470+ et 4699+ jusqu’aux 48xx) et une partie du nord de l’Australie-Occidentale (ex : 6710+ et 6720+ dans le Kimberley). Cette définition administrative peut parfois surprendre: par exemple Gladstone (QLD, code 4680) est compté dans « Northern Australia » bien qu’à la limite sud de la zone. Mais il faut se fier à la liste officielle de codes postaux fournie par le ministère.
- « Remote and Very Remote Australia » : ce sont les zones classées comme isolées ou très isolées selon l’ABS (Australian Bureau of Statistics). Cela recoupe une partie du Northern Australia mais également d’autres zones reculées. Par exemple, certaines régions intérieures de NSW et Victoria peu peuplées, les îles éloignées comme Lord Howe (NSW, 2898) et Norfolk (2899), des zones arides du Queensland et de WA, etc., sont considérées remote. Seuls les emplois de tourisme/hôtellerie nécessitent spécifiquement d’être en Remote/Northern, pour les autres secteurs, dès que c’est « Regional » c’est ok.
- Zones sinistrées (Feux/inondations) : la liste est plus ponctuelle, basée sur les zones affectés par des désastres précis. Par exemple, suite aux feux de 2019-2020, de nombreuses zones du NSW (Blue Mountains, Coastes, Snowy Valleys…), du Victoria (East Gippsland, Alpine…), du Queensland (Sunshine Coast hinterland…), etc., ont été éligibles. Cette liste évolue : en 2025, elle a été étendue à des zones frappées par les inondations/cyclones de 2022-2023 (ex : certaines parties du Queensland Sud-Est comme Ipswich, Gold Coast, du NSW comme Wollongong, ou du Victoria comme Mildura). Consultez les mises à jour officielles pour les codes postaux précis si vous comptez sur du travail de « recovery ».
Avant d’accepter un job, toujours vérifier le secteur et de la zone : il faut cumuler les deux conditions (par ex., un job de serveur = secteur tourisme/hospitality donc valide seulement si dans zone remote/nord ; un job de ferme = secteur agriculture valide dans n’importe quelle zone régionale).
Comment trouver un emploi éligible ?
Trouver un “specified work” peut sembler intimidant, surtout sans expérience, mais de nombreux outils et stratégies sont à votre disposition :
Réseauter localement et se déplacer dans les hubs :
Le marché de l’emploi régional fonctionne beaucoup au contact direct. Si vous êtes déjà sur place ou prêt à vous déplacer, allez directement à la rencontre des employeurs :
- Dans les régions touristiques éloignées, faites du porte-à-porte avec votre CV. Par exemple, à Airlie Beach, Port Douglas, Broome, Alice Springs ou Darwin, vous pouvez faire le tour des hôtels, bars, restaurants, centres de plongée, camps de tourisme, etc., et demander s’ils recherchent du personnel. Ces zones ont souvent du mal à recruter du personnel local et sont habituées à embaucher des voyageurs.
- Dans les zones agricoles, rendez-vous dans les packing sheds, les coopératives fruitières ou les fermes directement pour vous renseigner. Certaines fermes affichent à leur entrée qu’elles recrutent des pickers. Visiter physiquement les auberges de jeunesse rurales ou les caravan parks où logent les backpackers peut aussi vous mettre sur la piste des employeurs qui recrutent activement.
- Astuce : Identifiez les « Harvest Hubs » (endroits connus pour employer beaucoup de saisonniers à une période donnée, ex : Griffith pour les vendanges, Bundaberg pour les fruits tropicaux, Stanthorpe pour les légumes d’hiver, etc.) et rendez-vous y sur la bonne période. De même, les « hubs touristiques » saisonniers comme Kakadu (NT) ou Exmouth (WA) recrutent en début de saison touristique.
Conseils pour la recherche
On dit souvent que pour le fruit picking, “il faut être au bon endroit, au bon moment”. Mais comment s’y prendre concrètement ?
- Arriver en début de saison : Identifiez une localité agricole (par ex. Mildura, Bundaberg, Stanthorpe, Shepparton, etc.) et rendez-vous y juste avant le début de la récolte principale. En étant sur place dès le début de la saison, vous augmentez vos chances d’être pris. Par exemple, à Byron Bay, il y a peu de fermes et beaucoup de candidats : il est conseillé d’arriver avant le lancement de la récolte, voire de contacter les fermes avant même d’y aller. De même, débarquer à Stanthorpe (QLD) fin janvier juste avant la cueillette des pommes de février vous positionne idéalement quand les fermes cherchent du renfort.
- Démarcher physiquement les fermes : Munissez-vous d’une liste de fermes de la région (trouvable dans certains guides PDF ou via une recherche “farms + nom de la ville”). Par exemple, vous pouvez utiliser les Pages Jaunes australiennes (Yellow Pages) pour trouver les producteurs locaux dans le secteur ciblé. Ensuite, faites du porte-à-porte : présentez-vous, CV en main, directement à la ferme. Beaucoup de fermiers apprécient les candidats qui se déplacent en personne, ça montre votre détermination. Si le fermier a besoin de monde prochainement, il pourra vous dire de commencer la semaine suivante. Sinon, il gardera peut-être vos coordonnées.
- Aller dans les working hostels : Certaines villes sont dominées par le système des “working hostels”, ces auberges de jeunesse un peu spéciales où l’hébergement est lié au travail. Le principe : vous payez votre lit (souvent plus cher que la normale) et en échange l’hostel vous place sur des récoltes chez ses fermes partenaires. Des villes comme Bundaberg (QLD) ou Kununurra (WA) fonctionnent beaucoup ainsi. C’est le fameux système de la “hostel mafia”. Il faut en être conscient : on paye cher le logement et on n’est pas assuré d’avoir beaucoup d’heures, cependant c’est une façon assez sûre de décrocher un premier job si vous n’y arrivez pas autrement. Rejoignez le groupe FB de l’hostel ou appelez-les pour connaître leurs disponibilités de lits et travail. Notez que toutes les auberges ne sont pas réglo, donc renseignez-vous sur leur réputation (via Facebook justement). Aussi, une fois sur place, rien ne vous oblige à rester : si vous trouvez un plan ferme direct qui paye mieux, vous pourrez toujours quitter l’auberge.
- Passer par les marchés et commerces locaux : Allez faire un tour au supermarché du coin ou au pub local: des petites annonces y sont parfois affichées (du style “cherche pickers chez XYZ Farm, contacter tel numéro”). Dans les régions agricoles, les centres d’information touristique ou les Harvest Labour Offices (quand ils existent) affichent aussi les offres de ferme du moment.
- Événements et bouche-à-oreille locaux : Participez aux marchés fermiers, aux foires agricoles locales, ou même traînez dans les cafés fréquentés par les employés de ferme. Parler avec les gens du cru peut vous amener des pistes (“Mon voisin a un verger de pommes, il aura peut-être besoin de monde la semaine prochaine, passez le voir…”). Certains ont aussi décroché un job en discutant avec des habitués d’un pub ou avec le staff du camping où ils logeaient. L’Australie rurale conserve un esprit de petite communauté, le réseau personnel compte beaucoup.
Aller sur place comporte naturellement des risques (de ne pas trouver tout de suite et de dépenser de l’argent en attendant). Il vaut mieux avoir un peu de marge financière pour tenir quelques jours sans revenu. Mais beaucoup de backpackers témoignent que c’est souvent sur le terrain qu’on trouve réellement. NB: certains employeurs ne prennent que des gens véhiculés, surtout dans les coins où il n’y a pas de transport public.
Si vous êtes vraiment sur la brèche et qu’aucun job ne se profile dans la région où vous êtes, changez de région rapidement. Par exemple, de nombreux backpackers se sont rendus compte que le Queensland était saturé de travailleurs pendant la haute saison touristique (beaucoup montent au chaud l’hiver), ce qui réduisait les offres disponibles. Dans ce cas, il peut être plus malin de partir vers le sud plus frais mais avec plus de postes vacants. Bref, soyez flexible géographiquement, c’est l’avantage du road trip en van !
Où et quand chercher : les régions et saisons propices
Les opportunités de travail spécifié varient selon la région et la saison. Voici un tableau récapitulatif des principales régions par État/Territoire, les secteurs qu’on y trouve et les meilleures périodes pour y décrocher un job admissible :
Pour un tableau détaillé des saison de récoltes consultez Harvest Guide (2025) - Fruit Picking Seasons Australia et notre document pour les saison touristiques
| État | Régions propices (secteurs) | Périodes favorables |
|---|---|---|
| QLD | Far North Queensland: Cairns, Port Douglas (tourisme/hôtellerie, plongée) Whitsundays: Airlie Beach, îles (tourisme nautique, hôtellerie) Outback QLD: Mount Isa, Longreach (pubs, roadhouses, cattle stations)Régions agricoles : Bundaberg, Bowen, Stanthorpe, Mareeba (fruits, légumes) | Hiver austral (mai-sept.) : pic tourisme dans le Nord (climat sec et doux). Recrutements staff tourisme dès avril. légumes d’hiver dans le Sud QLD (mai-août).Été tropical (nov-févr.) : mangues dans le Nord (nov-déc), canne à sucre (juin-nov), |
| NT | Top End : Darwin, Kakadu (tourisme/hôtellerie, construction) Centre Rouge : Alice Springs, Yulara/Uluru (tourisme/hôtellerie)Stations d’élevage un peu partout (élevage bovin) | Saison sèche (mai-oct.) : essentielle pour le tourisme (grande affluence, de nombreux jobs dès avril à Darwin/Uluru). Saison humide (déc:mars) : plus calme en tourisme, mais période de mango harvest autour de Darwin (nov:déc) et de recrutement dans la construction (les grands chantiers de Darwin tournent toute l’année, léger ralentissement dû aux pluies). |
| WA | Région du Kimberley : Broome, Kununurra (tourisme/hôtellerie, perliculture, agriculture mangues) Région du Pilbara : Port Hedland, Karratha (construction, mines : 417 seul) Côte Ouest : Exmouth, Coral Bay (tourisme saisonnier) Sud-Ouest : Margaret River, Bunbury (viticulture, agriculture, tourisme viticole) | Saison sèche du Nord (mai-oct.) : forte demande tourisme à Broome, Kimberley tours, saison des récoltes de melons/mangues (sept-nov à Kununurra).Printemps/été sud-ouest (oct-mars) : vendanges et tourisme dans le sud (Margaret River vendanges fév-avr, saison touristique estivale déc-févr).Toute l’année : mines et construction dans le Pilbara recrutent en continu (FIFO jobs). |
| NSW | Outback NSW : Broken Hill, Lightning Ridge (mines opale : 417; pubs) Région des Snowy Mountains : zones isolées (tourisme montagne l’été, stations de ski hiver?) Côte Sud NSW : zones rurales et bushfire recovery (fermes, travaux post-incendies) Régions agricoles variées : Riverina (Griffith), North Coast (Coffs Harbour)… | Été : récoltes de fruits à Griffith/Coffs (déc-fév), tourisme littoral sud (déc:mars).Hiver : stations de ski (juin:sept) : NB : les stations de ski de NSW/VIC sont en zone régionale mais pas “remote”, donc l’hospitalité en station ne compte pas pour 88j.Toute l’année** : opportunités bushfire recovery dans certaines zones NSW (à vérifier selon projets en cours). |
| VIC | Nord-ouest VIC (Sunraysia) : Mildura, Robinvale (agriculture : vendanges, fruits d’été) Gippsland (Est) : fermes laitières, vergers, zones remote de l’East Gippsland (tourisme nature modéré) Région Alpine : exploitation forestière, travaux saisonniers montagne | Été/Automne : grands vendanges et fruits à Mildura/Robinvale (févr:avr), récoltes d’agrumes (juin–août). Toute l’année : emplois en laiterie (milking) dans le Gippsland; travaux forestiers dans l’Alpine toute saison hors hiver strict. NB:(Le tourisme remote est moins significatif en VIC, sauf éventuellement bénévolat recovery après feux de 2020 dans l’East Gippsland). |
| SA | Région d’Adélaïde Hills : Hahndorf, Barossa (viticulture, vendanges, tourisme viticole) Péninsule d’Eyre : Port Lincoln, Ceduna (pêche, aquaculture huîtres) Outback SA : Coober Pedy (mines opales : 417; hospitality locale) NB:(Tout SA est “regional” hors Adelaide) | Vendanges : fév-avr dans Barossa/McLaren Vale (raisin, vin) - beaucoup de jobs viticoles. Hiver/début été : agrumes dans Riverland (mai-sept), récolte grains mai-déc. Tourisme : étalé sur l’année (ex : haute saison plongée requins Port Lincoln sept-janv). |
| TAS | Tasmanie rurale : Derwent Valley, Tamar Valley, Huon Valley (agriculture fruitière, viticulture) Ouest et centre TAS : zones remote (sylviculture, tourisme nature limité) | Été austral : grosse saison fruitière en Tassie (cerises, pommes, baies de déc à mars, vendanges en mars). Hiver : beaucoup plus calme (opportunités en usines agro ou en station de ski de Ben Lomond mais hospitalité non comptée car zone pas assez isolée). NB:La Tasmanie étant entièrement “régionale”, toute offre agricole ou construction est valable toute l’année. |
(NB : Les périodes indiquées sont générales : il peut y avoir des décalages selon les conditions météo de l’année. Renseignez-vous toujours localement.)
Comme on le voit, le Nord de l’Australie concentre beaucoup d’opportunités en tourisme/hôtellerie durant la saison sèche, tandis que l’agriculture offre des postes un peu partout en fonction des récoltes. La construction et les mines peuvent, elles, recruter toute l’année selon les projets en cours (souvent avec un pic en début de saison sèche dans le nord pour rattraper le temps perdu pendant la mousson).
Passer par des plateformes d’emploi ou groupes en ligne
Une autre approche pour dénicher un job rural consiste à utiliser les services d’agences de recrutement locales ou à contacter directement des employeurs potentiels par téléphone/email.
- Job boards généralistes : Seeket Indeedsont les deux plus grands sites d’emploi en Australie. Vous pouvez y filtrer par localisation (par exemple en ciblant une ville régionale ou un code postal éligible) et par secteur d’activité. De nombreuses offres en construction ou en hôtellerie y sont publiées. Jora, LinkedIn, uWorkinet Adzunasont d’autres agrégateurs à essayer.
- Sites dédiés aux backpackers : Backpacker Job Board recense des offres spécialement destinées aux titulaires de PVT. On y trouve beaucoup d’annonces pour la cueillette, le travail en ferme, dans les pubs régionaux, housekeeping dans des roadhouses, etc. Workabout Australia, Fruit Picking Jobs et Agri Labour sont également utiles pour l’agriculture.
- Groupes Facebook : C’est souvent le moyen le plus rapide pour décrocher un job éligible. Une des techniques les plus efficaces consiste d’abord à identifier ce qui est en saison dans quelle région (récoltes agricoles, période touristique, chantiers actifs), puis à cibler les canaux locaux correspondants. Rejoignez les groupes FB dédiés aux emplois pour backpackers dans la région qui vous intéresse. Par exemple : “Darwin Backpacker Jobs”, “Jobs in Darwin (Hospitality/Tourism)”, “Cairns Backpacker Jobs”, “Broome Jobs”, “Outback Pub Jobs”, etc. Il existe des groupes spécifiques pour presque toutes les grandes zones régionales touristiques ou agricoles. N’hésitez pas à publier une annonce de recherche d’emploi avec vos disponibilités et à répondre aux offres postées par d’autres. Astuce : Il existe aussi des groupes Facebook nationaux du type “Backpacker Jobs Australia” ou “88 Days Jobs” où des employeurs de tout le pays postent des offres éligibles.
- Autres sites et applis : Gumtree(section Jobs) était historiquement utilisé pour les petits boulots agricoles et hospitalité (moins fréquent qu’avant, mais jetez-y un œil). Des applis comme Workawayou HelpX peuvent aider à trouver des opportunités volontaires (woofing, etc.). Gardez cependant en tête que le Wwoofing non rémunéré ne compte pas pour le visa (sauf s’il s’agit d’un volontariat recovery post-désastre). Ces plateformes peuvent néanmoins vous permettre de démarrer dans une ferme avant de décrocher un emploi rémunéré.
Passer par des agences de recrutement spécialisées :
Certaines agences se sont fait une spécialité de placer du personnel dans l’outback ou les zones reculées. Ces agences peuvent vous proposer des postes de 2-3 mois avec logement fourni, ce qui est idéal pour compléter vos 88 jours. Il existe aussi des agences locales dans certaines villes régionales qui recrutent pour les fermes (main d’œuvre pour les moissons, etc.) ou pour des chantiers. Inscrivez-vous et suivez-les sur Facebook, elles publient souvent des offres.
Agriculture, farm work et main-d’œuvre rurale
Ces agences travaillent directement avec des exploitations agricoles, packing sheds et producteurs. Elles sont très utilisées pour le fruit picking, le packing et l’élevage.
- MADEC Australia: Acteur majeur du Harvest Trail (partenaire du gouvernement). Très présent en agriculture saisonnière dans tout le pays.
- Agri Labour Australia: Recrutement agricole et rural à grande échelle. Utilisé pour fermes, élevage, packing, parfois construction rurale.
- Rural Enterprises Australia: Plutôt orienté élevage et agriculture “qualifiée”, mais certaines missions accessibles aux PVT.
- The Job Shop: Présent dans plusieurs régions agricoles, missions courtes et saisonnières.
- Haynes Group: Agence régionale, souvent utilisée pour agriculture, logistique et travaux manuels en zones rurales.
Construction, travaux publics et labour hire
Très pertinent pour les 88 jours en zone régionale. Souvent besoin d’une White Card.
- Programmed:Très présent sur les chantiers régionaux (construction, maintenance, infrastructures).
- WorkPac: Gros acteur national. Construction, mining support, projets régionaux.
- Hays Australia: Plus corporate, mais parfois des postes chantier en zones régionales.
- Randstad Australia: Intérim et contrats courts, parfois construction ou travaux manuels hors grandes villes.
- CGC Recruitment: Spécialisé construction, plutôt profils expérimentés, mais utile à surveiller.
Hôtellerie, restauration et tourisme (zones remote / Northern Australia)
Agences clé pour valider les 88 jours en hospitality, notamment dans l’outback, le NT, le nord QLD et WA.
- MLKA Hospitality Recruitment: Référence absolue pour pubs, roadhouses, motels et resorts en zones isolées. Très utilisée par les backpackers.
- Outback Personnel: Roaming staff pour roadhouses, hôtels et services en remote Australia.
- Frontline Hospitality: Surtout urbain, mais parfois placements régionaux et touristiques.
- Tourism Australia Jobs: Pas une agence classique, mais une plateforme officielle listant des employeurs touristiques, souvent en régions.
Mining et mining support
Secteur très encadré, mais valable pour les 88 jours en visa 417.
- WorkPac: Très présent sur sites miniers (WA, QLD). Y compris rôles support.
- Chandler Macleod: Mining, énergie, infrastructure.
- Mining People International: Plutôt qualifié, mais utile pour comprendre les hubs miniers.
Sylviculture, environnement et travail forestier
Moins courant, mais existant, surtout en Tasmanie et Victoria.
- Greenjobs Australia: Environnement, reforestation, projets nature (souvent contrats courts).
- Forestry Australia: Organisation sectorielle, publie parfois des opportunités ou redirige vers les employeurs.
Pensez aussi à visiter les agences d’intérim régionales : Dans les villes moyennes, on trouve souvent une ou deux agences d’intérim (labour hire). Rendez-leur visite pour signaler que vous êtes disponible pour des missions agricoles, de construction ou autre. Assurez-vous de préciser que vous cherchez un travail spécifié éligible visa, cela évitera qu’ils vous envoient en restauration ou autre secteur non-admissible.
Réseauter avec d’autres backpackers et à l’auberge
Le réseau humain est souvent sous-estimé alors qu’il est crucial. Parlez de votre recherche de farm work autour de vous constamment : dans les dortoirs d’auberge, en sortie, au boulot… Beaucoup ont trouvé un job simplement parce qu’un autre voyageur leur a dit “Mon fermier cherche encore 2 personnes de plus, tu veux venir ?”. Créez-vous un réseau :
- Dans les auberges (hostels) : Discutez avec les backpackers qui en reviennent ou qui y passent. Par exemple, si vous séjournez dans une auberge à Cairns ou Melbourne, il y aura forcément des jeunes qui reviennent de leurs 88 jours ou qui préparent leur départ. Posez-leur des questions : Où as-tu fait ton farm work ? C’était comment ? Ils recrutent encore ? As-tu un contact ?. La plupart partageront volontiers leurs bons plans ou au contraire vous mettront en garde contre les mauvais employeurs. Certaines auberges organisent des petites annonces internes : un tableau où chacun note s’il vend sa voiture, cherche un partenaire de voyage ou… cède son job (eh oui, si quelqu’un part plus tôt, il indiquera peut-être que sa ferme a une place libre).
- Rencontres sur la route : Si vous êtes en van ou bus, chaque halte est l’occasion de lier connaissance. Peut-être croiserez-vous d’autres groupes en route pour les récoltes. N’hésitez pas à échanger vos infos et numéros.
- Réseaux sociaux et forums : On en a beaucoup parlé avec Facebook, mais il y a aussi Reddit (/r/australia, /r/solotravel etc.), le forum pvtistes.net (communauté francophone du PVT), ou des blogs (certains voyageurs tiennent à jour des articles “où en est la saison des fermes en ce moment”). Abonnez-vous aux fils de discussion pertinents. Egalement, cherchez des avis sur les employeurs (une simple recherche “NomDeLaFerme scam” peut vous révéler des choses).
- Communauté locale : Parfois, ce sont les habitants du coin qui peuvent vous aider. Si vous fréquentez une église, un club de sport local ou autre, faites savoir que vous cherchez du travail agricole : le bouche-à-oreille fonctionne. Il n’est pas rare qu’un commerçant dise “Ah, vous cherchez du boulot en ferme ? Je connais un client qui…”. En Australie rurale, les gens sont assez accueillants et peuvent vous orienter.
Le réseautage vous aidera non seulement à trouver un emploi, mais aussi à le conserver dans les meilleures conditions. En parlant avec d’anciens employés, vous pourrez savoir à quoi vous attendre en termes de salaire, d’horaires, de conditions de logement. Ce soutien moral est précieux, car le farm work peut être éprouvant et déroutant au début. Les autres backpackers sont passés par là, ils sont votre meilleure source de conseils pratiques (par ex. porter des manches longues contre le soleil et les irritations de fruits, investir dans de bons gants, etc.).
En résumé, multipliez les canaux de recherche : ne vous fiez pas à une seule méthode. Postulez en ligne, rejoignez des groupes, déplacez-vous si nécessaire, parlez à tout le monde. C’est souvent un mélange de tout cela qui finit par porter ses fruits. Restez flexible et réactif, une opportunité peut se concrétiser puis s’annuler le lendemain à cause de la météo ou autres, donc ayez toujours un plan B en tête.
Arnaques courantes et signaux d’alerte
Malheureusement, là où il y a des voyageurs en quête de visa, il y a aussi des individus peu scrupuleux qui cherchent à en profiter. Le travail des 88 jours n’échappe pas aux arnaques. Voici les principales arnaques et pièges à connaître, ainsi que des red flags (signaux rouges) à surveiller lors d e votre recherche d’emploi :
- On vous demande de payer des frais en avance : Jamais un vrai employeur ne vous fera payer pour vous embaucher. Si une annonce exige des “frais de dossier”, un paiement pour “réserver votre place”, ou vous vend un soi-disant pack transport/logement à prix exorbitant avant que vous ne commenciez à travailler, c’est très probablement une arnaque. Par exemple, de faux recruteurs envoient parfois des emails promettant un job de cueillette très bien payé mais demandent de verser 100 $ de “garantie” pour le logement : fuyez.
- “Logement gratuit” trop beau pour être vrai : Certaines offres peu honnêtes appâtent les backpackers avec un hébergement soi-disant gratuit sur place. En réalité, soit le logement est en conditions déplorables, soit ils vous le déduiront de la paie d’une façon ou d’une autre. Méfiez-vous des annonces style “Fruit picking + free accommodation + great pay” – il y a souvent anguille sous roche. Un logement offert n’est pas impossible (sur les bateaux de pêche par exemple, c’est normal d’être nourri/logé), mais en ferme c’est rare et cela s’accompagne parfois d’un salaire moindre.
- Offre trop vague ou trop générique : Une annonce qui ne donne aucun détail précis (ni le nom de la ferme, ni la localisation exacte, ni le type de fruit) et qui dit juste “Travail garanti, gagnez $1000/semaine, contactez nous” c’est suspicieux. Les vrais employeurs mentionnent au minimum la région, le produit récolté, etc. Les arnaqueurs eux recyclent souvent le même texte flou.
- Récolte hors-saison : Faites preuve de bon sens agricole. Si quelqu’un propose “cueillette de pastèques en plein mois de juillet (hiver) à Griffith (NSW)”, vous devriez tiquer car ce n’est pas la saison ni le climat pour ça. De même, “vendanges en juin” dans l’hémisphère sud, ça n’existe pas. Les escrocs peu informés se trahissent en annonçant des récoltes au mauvais moment. Fiez-vous aucalendrier saisonnier pour détecter les incohérences.
- Pas d’adresse physique, juste une boîte postale ou email : Une entreprise légitime aura un lieu de travail et souvent un ABN (numéro d’entreprise australien). Si l’annonce n’a qu’un email générique et qu’on vous renvoie balader quand vous demandez où se situe la ferme, méfiance. Les arnaques fournissent parfois juste une PO Box (boîte postale) comme contact, ou un profil Facebook sans aucune info crédible. Exigez au moins un nom de ferme/entreprise et faites une recherche Google ou ABN Lookup pour voir si elle existe vraiment.
- Demande d’informations trop personnelles : Soyez prudent si on vous demande des documents très personnels avant même de vous rencontrer (passeport entier, relevé bancaire, etc.). Pour un emploi, on vous demandera légitimement votre visa, passeport, TFN et éventuellement permis de conduire… mais fournissez-les directement à l’employeur une fois sur place. Ne les envoyez pas à un inconnu par email en avance sans certitude sur l’offre.
- Envoyer de l’argent pour transport ou uniformes : Un grand classique relevé par les autorités australiennes : on vous dit qu’il faut payer à l’avance le billet de bus jusqu’à la ferme ou acheter un kit de travail via eux (gants, sécateur…) et qu’on vous remboursera après. C’est quasiment toujours une arnaque. Les vrais employeurs soit déduiront un petit montant de votre première paie pour du matériel fourni, soit vous demanderont d’amener le vôtre, mais ils ne font pas payer en ligne en amont.
- Offre de “vendre” des jours de visa sans travail : Plus rare, mais il est arrivé que des individus proposent aux backpackers de leur “valider” les 88 jours en échange d’une somme d’argent, sans qu’ils aient réellement à travailler (ou en ne travaillant que quelques jours). Non seulement c’est illégal, mais nombre de ces arrangements sont en fait des arnaques pures où vous payez et n’obtenez rien de valide en retour. Ne cédez pas à la tentation de tricher : l’immigration australienne vérifie de plus en plus (par exemple, elle peut contacter vos employeurs, vérifier vos fiches de paie, etc.), et si vous êtes pris, vous risquez l’interdiction de territoire. Concentrez-vous sur les vraies expériences. Non seulement vous éviterez les arnaques, mais en plus vous vivrez une aventure dont vous pourrez être fier.
- Conditions de travail abusives : Ce n’est pas une arnaque à proprement parler (car il y a bien travail et paye) mais c’est un piège courant : se retrouver chez un employeur aux méthodes douteuses (logement insalubre et forcé, heures sup non payées, harcèlement…). Sur place, soyez attentif aux signaux : si on vous confisque votre passeport ou qu’on vous force à rester logé sur place sans alternative, c’est illégal. Si le salaire effectif versé tombe en dessous du minimum légal, posez des questions. Depuis 2021-2022, de nouvelles règles garantissent un minimum légal même au travail à la pièce (un employeur doit vous assurer au moins l’équivalent du SMIC horaire). S’il refuse catégoriquement de vous montrer vos fiches de paie ou de vous payer correctement, contactez Fair Work pour vous renseigner sur vos droits. De même, toute forme de chantage au visa (“si tu n’atteins pas tel quota, je ne signerai pas tes jours”) est illégale. En cas de souci grave (harcèlement, danger), n’hésitez pas à partir : votre sécurité passe avant les 88 jours.
En conclusion sur les arnaques : Gardez toujours un œil critique et faites preuve de bon sens. Des ressources officielles existent pour vous informer, comme le site SCAMwatchde l’ACCC (Australian Competition & Consumer Commission) ou les news alerts de Consumer Affairs Victoria qui mettent en garde contre les scam jobs. En cas de doute sur une offre, parlez-nous . Ne vous laissez pas presser par la peur du visa : mieux vaut prendre quelques jours de plus pour vérifier une opportunité que de tomber dans un piège qui vous ferait perdre temps et argent.
Pour finir
Bien vérifier l’éligibilité du poste : Avant d’accepter un job, assurez-vous qu’il remplit tous les critères. Posez les bonnes questions à l’employeur : « Est-ce que le travail est déclaré (paiement en règle) ? Quel est le code postal du lieu de travail ? ». Vous pouvez comparer ce postcode avec la liste officielle des zones éligibles. Vérifiez également que les tâches correspondent aux catégories admises: par exemple, un poste de serveur dans un café isolé sera ok, mais un poste de vendeur dans une boutique de centre-ville ne le sera pas, même si c’est en zone rurale. En cas de doute, n’hésitez pas à consulter les textes officiels ou à nous demander conseil.
Conserver toutes les preuves de travail : C’est crucial pour monter votre dossier de prolongation de visa. Gardez précieusement vos fiches de paie de chaque employeur, ainsi que vos contrats de travail, relevés d’heures, et preuves de paiement (relevés bancaires montrant les salaires versés). L’immigration pourra vous les demander pour s’assurer que vous avez bien effectué 88 jours payés dans les règles. En outre, faites remplir si possible le formulaire 1263 (ou 1464 pour le 3ᵉ visa) par vos employeurs – ce document officiel liste les périodes et types de travail effectués. Ce n’est plus toujours obligatoire à joindre, mais il sert de récapitulatif officiel. En cas de volontariat post-bushfire, procurez-vous une attestation de l’organisme pour lequel vous avez œuvré, confirmant la nature des travaux et la période.
Soyez conscient de vos droits et évitez les abus : Malheureusement, certains employeurs peu scrupuleux profitent de la demande de jours de travail pour imposer des conditions illégales (salaires en dessous du minimum légal, travail non déclaré, etc.). Sachez que vous avez droit au salaire minimum au moins, même en tant que picker (depuis 2021 un plancher horaire existe pour le travail à la pièce en ferme). Si un employeur vous paye en cash sans fiche de paie, non seulement c’est illégal, mais vos jours risquent de ne pas être reconnus du tout. N’hésitez pas à consulter Fair Work (l’inspection du travail australienne) pour connaître le taux horaire applicable à votre job, et à exiger un bulletin de salaire. Évitez les offres louches du genre “88 days guaranteed, pay $X for the arrangement” : ce sont souvent des arnaques. Enfin, ne payez jamais pour un emploi éligible. Trouver un travail 88 jours demande des efforts mais pas de payer un intermédiaire (sauf caution logement éventuellement).
Vérifier un job et un code postal
Les jobs qui comptent pour vos 88 jours, vous ne les trouverez pas dans les capitales (sauf exceptions très spécifiques), donc pas à Brisbane. La première chose à faire, c’est d’aller vérifier sur le site de l’immigration les codes postaux et les types de jobs éligibles. Tout y est, noir sur blanc.
Point important : vos 88 jours n’ont pas besoin d’être faits en ferme. Il s’agit de travail régional, pas uniquement de farm work. Aujourd’hui, vous pouvez aussi valider vos jours en construction, en hôtellerie, en tourisme ou dans d’autres secteurs, à condition d’être dans une zone éligible. Dans tous les cas, il faut accepter de quitter la côte et les grandes villes.
Le lien officiel de l’immigration qui vous décrit exactement ce qui compte, et où
- Working Holiday Maker (WHM) program - Specified work for Working Holiday visa (subclass 417)
- Specified work for Work and Holiday visa (subclass 462)
Site pour vérifier si le code postal compte pour les 88 jours (ils postent aussi des offres)

⚠️Autre petite chose, parce que ça revient souvent.
Quand vous regardez la liste des codes postaux sur Home Affairs, certains sont regroupés ensemble, donc faites bien attention.
Pour une vue d’ensemble, consultez la carte : https://dub.sh/COz-map
Site pour trouver des jobs
- Backpacker Job Board
- Swaggie
- Workforce Australia
- Fruit Picking Jobs
- Find an agriculture job | About Queensland and its government
Vos droits quand vous travaillez dans l’agriculture - A lire!!!!
Working the Harvest Trail | Horticulture Showcase Fair Work Ombudsman
Liste des jobs qui competent en hospitality Award
Tourism and hospitality jobs for Australia’s Working Holiday Maker program
Mise à jour des informations et sources officielles
Pour plus de précisions, vous pouvez consulter :
- Le site officiel du gouvernement australien sur le Working Holiday Maker : specified work (définition des secteurs et exemples)
- Les pages d’information de Fair Work Australia sur les conditions de travail en ferme, le salaire minimum et les droits des employés (utile pour connaître vos droits et obligations).
En cas de doute sur un emploi ou pour toute question juridique, n’hésitez pas à nous demander conseil. Avec une bonne préparation et en restant informé, réaliser vos 88 jours dans les règles sera une expérience enrichissante et le sésame vers une deuxième année en Australie ! Bonne chance dans vos recherches et bon travail ! 🇦🇺
Voir aussi
- Les 88 jours — le décompte et les preuves à garder.
- Récoltes régionales — les régions et les saisons.